Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 18:41

En fait ça fait un moment que j'aurai dû écrire cet article. Parce que je suis stupide. Ces mots me font penser à mon carnet commencé en 3e et retrouvé il y a peu, où j'ai écrit pour me défouler et pour garder une trace écrite sur papier de mes conneries du coup. En première page, pauvre petite collégienne que j'étais, je fais un long préambule destiné à prévenir celui qui va lire que ce n'est qu'un ramassis d'apitoiements sur moi-même, peu intéressants (pas en fait...) et très pénibles, et qu'il ferait mieux de passer son chemin. En fait ce blog c'est pareil. Alors ne lisez pas, vous devez avoir mieux à faire de votre temps. Laissez-moi avec mes démons, mon égocentrisme perpétuel et ma haine grandissante. De toute façon à part moi personne n'y peut grand chose. Il faut que j'apprenne à vivre avec moi et avec ce qui m'entoure... Et ça marche pas. Dernièrement j'ai vraiment eu l'impression d'être repartie des mois en arrière, d'avoir fait beaucoup de choses pour rien ou pire. Et d'être un monstre aussi, mais ça c'est plus habituel. De sales idées sont revenues, idées parties pendant un long moment et qui sont pourtant réapparues très clairement dans ma tête. Oh bien sûr je ne les mettrai pas en application, mais disons que la reprise du boulot arrive à point nommé pour me distraire et m'enlever ça du crâne... Et que le retour de mes parents me forcera à acheter suffisamment de bouffe dès Samedi prochain.

 

Finalement cet été aura été travailleur. J'ai fini la prépa mi juin, ai enchaîné avec la poste pendant un mois, et depuis le 1er Août je travaille au conseil général, à Roissy. Mais les trois semaines de vacances au milieu m'ont bien plombée, par l'inactivité, le manque d'occupation qui me fait tourner les pensées à toute vitesse dans le crâne, ce qui entraîne le manque de sommeil et le mal de ventre caractéristique. Et puis j'ai eu mes résultats, je suis prise au Celsa après avoir été première sur la liste d'attente. Manque de bol, les résultats sont tombés au beau milieu de ma semaine de vacances avec Clo et Lélé, et bien sûr la réjouissance n'est pas mon fort. Comme l'a très justement dit ma mère, dix minutes plus tard j'étais déjà morte d'angoisse. Et le suis toujours, mais angoisser épuisée par le boulot et en sachant qu'on y retourne le lendemain aide à oublier, alors que la semaine de pluie ne nous a pas encouragées à bouger... Aussi l'angoisse me broyait l'estomac et ma langue restait nouée (ce qui a dû être particulièrement pénible pour elles, les pauvres...). Comment expliquer à quelqu'un qu'être acceptée à l'école n'est pas une joie? Que je ne peux qu'angoisser et avoir à l'idée que cette école n'est sûrement pas faite pour moi, que je ne sais pas ce que je vais y faire à tel point que j'imagine chaque jour ma mort en me disant "au moins j'aurai pas à y aller"? C'est impossible, personne ne voudra le croire, personne ne peut le comprendre. Désolée, je suis bizarre, anormale, chiante, mais c'est comme ça, c'est ma nature. J'aimerais dire ça à voix haute, forcer les autres à m'accepter. Mais la politique de l'autruche est bien plus simple, moins angoissante... Je ne suis qu'une trouillarde. Au lieu de dire ce que je suis, je préfère jouer ce que je ne suis pas et faire semblant d'être heureuse, comblée par cette rentrée dans une "grande école", avec des projets d'avenir plein la tête... Alors que je suis incapable de m'assumer au présent. C'est pitoyable.

 

Mister H m'a dit lors de notre dernière séance, la prochaine n'étant pas avant Septembre, que l'une de mes grandes peurs était de ne pas trouver chaussure à mon pied comme on dit. Mais bon, je le sais depuis un moment déjà, sauf que je trouve ça tellement débile que l'énoncer à voix haute me désespère. De toute façon, quelqu'un qui n'arrive pas à se supporter au point de piquer des crises ne peut pas être aimé, ou en tout cas ne peut pas accepter cet amour. Enfin bref, c'est clair que je suis persuadée depuis des années que je finirai mes jours seule, ce qui explique que j'essaie d'habituer ma mère à l'idée qu'elle n'aura jamais de petits enfants en le lui rappelant le plus souvent possible. Je fais mal en aimant. Alors autant ne pas le faire... Sauf pour ceux pour qui c'est trop tard comme les Siphos, les pauvres vont être obligés de me subir.

 

Je m'énerve toute seule en écrivant, il vaut mieux arrêter là. Mes écrits sont tellement débiles dernièrement, j'ai même réussi à déchirer une lettre alors que j'y attache une importance religieuse d'habitude. Les seuls écrits que je supporte de moi sont mes récits de cauchemars... Je retourne au boulot demain. J'ai hâte, là-bas au moins je n'ai pas l'occasion de réfléchir ou de laisser les larmes me monter aux yeux. Même si les problème relationnels sont toujours là, je ne suis qu'une étrangère parmi ces gens... (qui sont cependant charmants). Je redoute la semaine précédant la rentrée où je serai sans travail donc sans distraction. Je me rappelle des paroles de Je vais bien, ne t'en fais pas : "Plus penser à rien, c'est ça tes vacances?". Ben oui, pour quelqu'un comme moi c'est le mieux. Me foutre la paix à moi-même, ce que je tente de faire depuis cinq ans sans jamais vraiment y arriver. Je, laisse-moi vivre, ou au moins faire semblant!

Par Lolou - Publié dans : Blues d'une Fillette
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  • Je suis une Siphonnée, et fière de l'être. Angoissée souvent, trop bien sûr. Le stress aura ma peau... et ce blog est là pour le ralentir. Tenter. ~ Come what may I will love you until my dying day ~

Mézigue

 
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