Je sens bien un petit article pour me plaindre là... De quoi? De mon inconscient qui m'envoie moultes douleurs pour me rappeler que je devrais être complètement angoissée pour mon oral de Samedi, or comme je ne le suis pas, il a décidé de s'attaquer à tout ce qu'il y a de physiquement fragile en moi : mon cou (un joli torticolis s'annonce...) et mon ventre (des crampes sans nom depuis hier soir). Tout ça pour un oral au Celsa, auquel je ne croyais pas, et pour lequel je ne compte pas m'angoisser outre mesure vu que je suis toujours assurée de ne pas être prise (même si personne ne le sait, je me doute que ça gueulerait de partout si j'émettais l'idée... Je me contente de dire "Merci mais faut encore finir le boulot" quand on me félicite, c'est plus simple). Bref tout ça pour dire que je suis pliée en deux en train de taper mon article, lâchant de temps en temps un "ouuuuuuuuuuuuuh", inspirant et soufflant pour atténuer la douleur qui revient toujours. Youpi. Le torticolis a commencé à se manifester en voiture, tout à l'heure, ce qui est évidemment très pratique pour conduire et regarder dans les rétros. Non pas que j'estime être bonne conductrice en temps normal, mais là c'est vraiment dangereux parfois... (aaaaaaaaïe, douleur du ventre qui se réveille subitement... Manquerait plus que les nausées s'en mêlent, ça serait le gâteau sur le pompon! Expression trouvée par un Sipho dont j'ai oublié l'identité et que je viens de retrouver en ce moment de douleur intense).
Et puis d'autres contrariétés s'y ajoutent, des agacements, des envies de partir, de m'éloigner. De mes parents, de cette maison que je trouve de plus en plus petite notamment. De ce père et de cette mère, restés vieux adolescents querelleurs, butés comme des ânes en furie, ruant et se crachant dessus tels les lamas moyens... Ils m'agacent profondément, j'adopte la méthode mutisme mais à force de me taire à chacune de leurs embrouilles j'ai peur de perdre ma voix, comme dit Harry dans le tome 6 de ses aventures. Mais hors de question que je prenne une part quelconque à leurs débats, où qu'ils les mènent.
L'absence de Roulie et Serge continue de me peser, j'essaie de temps à autre de saisir une ou deux nouvelles et de me persuader qu'on se reverra bientôt... Mais les idées noires sont là. Et puis entre l'oral et le boulot à La Poste, je n'ai pas le temps d'organiser moi-même des sorties ou des soirées, je n'ai donc aucune chance de les voir. Selon les jours ça me rend triste ou ça m'énerve, ça me donne envie de courir chez eux et de toquer à leur porte ou de leur dire ce que je pense, même si je sais que je ne le ferai jamais. Je n'aime pas ce genre de situation, et j'ai l'impression que ça dure bien que j'aie essayé de la régler avec Roulie, et que ça va durer encore. Autrement à d'autres moment, je me dis qu'ils ont simplement pris une autre route, plus éloignée de moi, et qu'il devait en être ainsi... Même si ça me rend tout aussi triste. Qu'ils ont d'autres amis dont ils sont plus proches, auxquels ils ont plus à raconter ou qu'ils sont plus heureux de revoir. Qu'après tout, je ne leur manque pas. C'est bien sûr profondément égoïste, mais aussi assez triste. Enfin, c'est la vie, et bien que ce genre de chose m'ait profondément angoissé pendant tout le lycée, ou à cause de cette angoisse en fait, je refuse de me laisser plonger dans la déprime. S'ils ne souhaitent plus me voir c'est qu'ils sont plus heureux sans moi. Je continue de guetter leurs joies, mais peu à peu s'insère en moi le sentiment que je n'en fais plus partie. Mais hors de question que je me laisse détruire par de telles pensées, pas à nouveau. Mes années noires passées, pour autant qu'elles fassent partie du passé, m'auront au moins donné cette force-là, celle du refus de ces cercles vicieux-là. Je suis triste, mais je n'y cherche ni raison ni culpabilité. Nous avons fait ce qui nous semblait juste, et ces choix nous ont écartés les uns des autres. Peut-être est-il encore possible de se rapprocher, je l'ignore, je l'espère, mais disons que si ce n'est pas le cas, je ne compte pas laisser la déprime l'emporter. J'ai pris cette décision il y a quelques mois déjà, peut-être quelques années même, de ne pas me laisser détruire même si je dois pour cela être égoïste. Je suis désolée, je ne suis qu'humaine, et je souhaite vivre, heureuse si possible.
J'ai toujours super mal au ventre... C'est assez horrible, et complètement épuisant! Ce qui, en plus, s'ajoute à la bestiole qui a élu domicile dans mon mur et me réveille chaque nuit à des heures plus qu'indécentes. La chance du moment... Mais bon, ça pourrait être pire. Je pense pas mal à l'oral de Vendredi en ce moment, essayant de prévoir des réponses à des questions pièges, mais je prends ça plus comme un jeu que comme un réel enjeu d'avenir. Même si mon père tente par tous les moyens de me faire penser que "s'ils me prennent pas c'est qu'ils me méritaient pas"... Non, s'ils ne me prennent pas, c'est simplement qu'ils cherchaient d'autres personnes que moi ou que je me suis mal vendue, c'est tout. Et c'est loin d'être un drame. Je serai très heureuse d'intégrer le Celsa à la rentrée prochaine, mais Khûber me plairait aussi. Je vais donc faire mon possible et voir ce que ça donne, sans plus. Même si mon corps me fait comprendre, clairement et nettement, qu'il ne compte pas me laisser tranquille même si mes nerfs sont au calme plat... Saleté.
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