Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 11:11
La canicule est au programme, et très logiquement la seule chose que je trouve à faire est d'écrire à l'ordi pour chauffer encore plus ma chambre. Logique comme fille. Enfin, Mél' et Mme C font une bonne sieste depuis quelques jours, c'est reposant. Espérons que ça durera. Niveau stress ça dépend des moments, pour que j'arrête de penser il faut que je sois plusieurs, autrement dit qu'ils soient là. Donc dernièrement c'est très souvent, et tant mieux. J'aime els voir aussi souvent, j'aime être capable de leur sourire et de passer de bons moments, sans penser sans arrêt aux eaux troublée qui habitent mon crâne.
Le temps que le sommeil prenne hier, mes pensées se sont tournée vers les ressentis de ces derniers temps. Sans spécialement de culpabilité (pour une fois) ou de remord, juste pour y réfléchir. Il en est ressorti que je pense être le type même de personne qui aime qu'on s'occupe d'elle. Je ne dirai pas "qu'on la remarque", vu ma capacité à passer inaperçue assez remarquable, mais que les gens qu'elle aime s'occupent d'elle. Je ne sais pas s'il faut prendre ça comme quelque chose de normal, je prends plus ça comme de l'égoïsme mais c'est peut-être l'expression de mon légendaire masochisme. Surtout qu'il arrive qu'à cause de mon attitude on n'ait vraiment pas envie de s'occuper de moi, à croire que je le fais exprès, m'enfin.
Mais en même temps, paradoxallement, même si je suis énoignée ou sur le côté, tant qu'eux sont heureux ça me va. Bien sûr je suis un peu triste, mais tant que je vois qu'ils sont heureux, qu'ils rient, qu'ils s'amusent... Ca va. Mais il faut que je le voie, si je suis trop loin pour les voir là ça va pas du tout. Etrange, je sais.
M'enfin c'est vrai que quelqu'un qui ne répond pas ou qui reste plongé dans ses pensées ça donne pas tellement envie de lui parler ou de lui prêter attention. Des fois je cherche un peu quand même, voire beaucoup. Que voulez-vous, si ça se trouve pour me contenter il me faudrait une dizaine d'esclaves toujours à me demander si ça va, et encore je trouverai à redire à ça. Insatisfaite chronique.


Enfin, sinon je me suis explosé le genou avant-hier et l'ai redémoli hier en perdant au passage 20 euros dans un billet de train que j'ai laissé tomber. Vraiment très stupide cette fille... Enfin, c'était une bonne aprèm' quand même. Tant pis pour ma pomme j'avais qu'à faire gaffe. D'ailleurs ma mère me trouve trop dure avec moi-même, parce que je laisse mon genou en l'état sans rien mettre dessus, et quand elle me propose je lui dis que c'est bon, ça m'apprendra à pas faire attention... Pourtant c'est vrai non? Si j'avais fait gaffe je me serai pas éclaté la bête et j'aurai pas mal, alors tant pis (en plus ça passe pas cette saleté, m'accroupir est exclu sous peine de hurlement), tout comme j'aurai pas perdu mon ticket et j'aurai pas eu à en racheter. Tant pis, je m'achèterai moins de cochonneries et je resterai encore des mois sans crédit de portable. Je finirai peut-être par faire attention à force...
Je sais pas, ça semble si étrange que ça de s'auto-punir? On aurait dit, à la tête de ma mère, que c'était une chose totalement impensable et stupide... J'ai toujours fonctionné comme ça, sans trouver ça anormal. Quand je fais de conneries c'est logique que j'en paye des conséquences, qu'il y ait un lauvais côté auquel j'ai rien à redire et duquel je dois pas me plaindre, parce que j'aurai pas dû faire la connerie point. C'est ça, être dur envers soi-même? D'après ma mère apparemment oui...
Bref, de toute façon Samedi c'est vacances! J'ai hâte d'y être, avec bien sûr la petite angoisse d'avant le départ qui pointe son nez, appréhension au cas où quelque chose se passerait mal. Ma carte est chargée à bloc (ça fait mal au compte en banque...), mes affaires absolument pas prêtes, la bouffe achetée (et souvent complétée cette semaine par des provisions de la maison qu'on a oubliées). L'attente est dure, on compte les jours en sachant très bien qu'une fois là-bas tout ira très vite. Une semaine n'est pas suffisante, l'année prochaine il faudra vraiment prévoir plus. J'espère que tout ira bien et qu'on se fera de beaux souvenirs...




Merci Grand Gourou
Par Lolou - Publié dans : Entre-deux, balle au centre
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 21:40
J'avais bel et bien raison hier, je crois que la période noire est finie pour l'instant. Enfin rien n'est sûr, tout peut repartir en un instant sur un simple acte ou mot, mais ça va mieux. En tout cas mieux qu'il y a deux jours, ou même qu'hier. Et je pense que je le leur dois en grande partie. S'ils n'étaient pas venus me bouger, me parler, attendre des réponses, sourire et rire comme ils savent si bien le faire, je serai toujours prostrée sur moi-même dans l'incapacité de me sortir de cette spirale infernale. J'en suis persuadée.
Aujourd'hui réorganisation de la chambre, avec déplacment des bibliothèques, de l'armoire à vêtements, de l'ordinateur, du bureau, des fauteils et poufs, mise en place du tapis... Les choses ont bougé. Et ça rend bien, à mes yeux en tout cas. Je suis contente de cette atmosphère créée dans ce coin de pièce, même si le reste est encore en chantier. J'attends le truc qui va cafouiller, parce qu'il y en aura un c'est sûr. On verra.
Bien sûr le stress et l'angoisse sont toujours là, le mal de ventre aussi, Mél' et Mme C ne sont pas loin, mais grâce à aujourd'hui je suis plus à même de les garder dans un coin sans qu'ils viennent me pourrir l'existence. Combien de temps ça va durer je n'en sais absolument rien. Tant que je le peux j'en profite pour essayer d'aller bien, dire des âneries, faire l'idiote, ne plus penser à tout ça. Ne plus penser du tout.



Il va falloir que je replonge dans mes classiques, maintenant fini le roman anglais avec moultes péripéties au lit (c'est amusant de lire ces choses en anglais). Il faut aussi que je finisse ma chambre, prépare les affaires de camping, angoisse un peu pour le sus-dit histoire de pas déroger à la règle, et que je repousse mes envies pressantes de lecture intensive de mangas et autres Harry Potter. Pas le temps, pas le temps. C'est la meilleure formule dans ce cas-là. Et puis il faut, encore, que je réfléchisse à la déco. Ce que j'enlève, ce que je garde, ce que je jette, ce que je ne peux jeter mais devrais, ce que je laisse accrocher sans raison, ce que je ne peux accrocher malgr l'envie... Dur la vie de riche.
J'espère que cet état qu'on pourrait nommer "stable" va durer, histoire que je recharge les batteries. Dernièrement j'avais vraiment l'impression d'être totalement au bout du rouleau. Ma pensée récurrente était "laissez-moi être quelqu'un d'autre, par pitié". Pourtant ma situation est plutôt enviable, même très enviable. L'être humain n'est jamais content c'est dingue... Peut-être, sans fausse modestie, que je comprends trop de choses sans être capable d'en assumer la moitié. Je veux dire, tout serait plus simple si je pensais sincèrement être la plus malheureuse du monde, je pourrais rester narcissique et nombriliste en permanence sans crainte de culpabilité d'aucune sorte, sans me laisser ronger par ça. Mais non, le Monsieur au-dessus a décidé que je devais savoir que j'ai tout pour être heureuse sans l'être, et que je devaisen vouloir à la moindre parcelle des cellules me composant pour ça. Je le trouve bien cruel.
Enfin, je vais essayer de profiter de ce temps de repos. Surtout que la pile de livres me restant à lire m'effraie moins grâce à des paroles dans un combiné de téléphone, merci. J'espère que tout ira bien, que ça soit pour demain, pour la semaine prochaine, pour la rentrée, l'année prochaine et les années à venir. Parfois me vient l'idée "je pourrais mourir, là, maintenant, tout bêtement tomber comme ça et ne plus me relever...". Ma seule réclamation serait "Tuez-moi, mais protégez-les". Mais je chasse vite cette pensée, estimant qu'ajouter aux existantes l'angoisse d'une hypothèse totalement aléatoire ne m'aiderait pas actuellement. Advienne que pourra.
Par Lolou - Publié dans : Entre-deux, balle au centre
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 16:33
Ecrire hier n'a rien changé, on verra si aujourd'hui ça s'améliorera. Il ne servirait à rien de redire les mêmes choses, mais le paragraphe d'hier me tourne toujours dans la tête, désormais accompagné de son armée noire de ressentiment. Les murs de ma chambre se sont vus retirer pas mal de choses en vue du déplacement prochain de meubles, activité qui occupe les mains uniquement. Les deux grandes dames de ma tête sont restées bien éveillées, prêtes à bombarder ce qui me restait de combativité avec toute la puissance de haine dont elles étaient capables. Peut-être que c'est terminé pour cette fois. Je n'en sais rien. Je sais qu'actuellement, tout ce que je fais est vain. Mes actes sont dérisoires, mes idées stupides, mes mots plats, mes expressions mornes. Tout mon être respire la tristesse et la haine, de l'intérieur en tout cas. Image peu ragoûtante, mes boyaux semblent devenus une grande fondue à l'acide, rongeant toujours d'avantage sur son passage. Avantage, l'extérieur de la façade ne s'en sort pas si mal, l'acide restant cantonné à l'intérieur avec intention de tout ravager avant de ressortir, ou plutôt comme à son habitude avant de s'apaiser pour quelques semaines, avant de gronder à nouveau dans les ténèbres de sa grotte, rassemblant ses forces pour une nouvelle offensive. Le passé revient en masse, chargé de rancoeur, de paroles imprononcées ou inadéquates, d'actes regrettés, de regrets et de colère, frappant à la porte des sentiments qui, naïfs, ouvrent grand leur porte et se laissent couler dans la solitude. Seule la compagnie les ranime, leur permet une respiration, avant de plonger de nouveau dans les ténèbres. La lumière est dure à suivre, heureusement elle apparaît parfois et fait renaître l'espoir, au moins pour un temps. Dernièrement ce temps se limite à quelques minutes, la rancoeur et la médiocrité emportant tout sur leur passage.
Il est probable que je ne comprenne rien à tout ça en le relisant dans quelques semaines. Si je le relis. Je n'ai pas la force d'expliquer par des mots concrets, ce qu'il y a en dedans est trop pitoyable. De la comparaison, encore et toujours, des certitudes erronées, de vieux démons qui reviennent m'effleurer de leurs ailes noires et tranchantes, le serpent et l'acide encore et toujours... Pour les mêmes raisons. Pourquoi changer les bonnes habitudes...




Seul changement, grâce à un coup de fil je me sens moins seule dans ma peur de la rentrée. Se dire que tout le monde est dans le même cas est bien, en avoir la certitude est mieux. Plus rassurant, paradoxalement. J'espère que ce sentiment durera et arrêtera ma marche.
Par Lolou - Publié dans : Blues d'une Fillette
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 18:50
On dit que les meilleurs souvenirs sont impérissables, pourtant ceux de cette semaine semblent dater de plusieurs mois déjà... Oh chaque jour était une vraie joie, les voir et les entendre tous les jours est la plus belle chose au monde et sur le coup, chaque jour me semblait une semaine entière tellement j'avais de sentiments dans le coeur. Mais bien sûr ça ne pouvait durer éternellement. Il semble tellement impensable qu'hier à cette heure nous étions tous réunis à Disney, qu'il y a à peine 4 jours nous étions à Astérix, que tous ces beaux moments ne sont plus que des images dans nos têtes et des photos sur nos écrans. J'ai beau me retourner, scruter, parler, seul le vide marque l'absence, seul le silence répond à mes appels et aucun de mes gestes ne déclenche plus nulle réaction. Je ne suis qu'une enfant capricieuse qui refuse l'extinction des feux et la fin de la fête.
Tout n'a pas été blanc bien sûr, rien ne peut être parfait avec moi et Mme C accompagnée de Mél' étaient bel et bien là, allant même jusqu'à faire rouler les larmes. Les seuls bémols de cette semaine sont dûs à moi et à moi seule. Comme toujours... L'avantage c'est qu'il me suffit de penser à eux pour que tout redevienne beau. Bien que petit, mon lit me semblera bien grand ce soir.

Les migraines de fatigue sont de retour. Mél' s'acharne chaque soir avec toujours plus de force, ressassant les mêmes sources d'angoisse, à savoir la rentrée, mon incapabilité et Mme C très à l'honneur dernièrement. Du coup le sommeil se fait tardif, court et peu reposant. Car la fin de cette semaine, de ce petit bout de paradis et de répit, est terminé. Et le grand jeu de Mél' dernièrement est de me persuader que la rentrée est la semaine prochaine. Je dois constamment me dire que nous ne sommes que le 15, que cette semaine n'a effectivement duré qu'une semaine, et qu'il reste encore du temps. Mais non. La panique me prend souvent avant que la date ne se rappelle à mon esprit, malheureusement trop tard pour détendre mes nerfs. Et ne s'accentue que d'avantage au vu du nombre de livres me restant à lire pour la prépa. Je n'y arriverai jamais. Et me dire que la majorité des autres étudiants ne les auront pas lus non plus ne me rassure guère. C'est simple, j'ai la trouille. L'idée d'être étudiante me paraît totalement stupide. Délirante. Irréelle. J'ai l'impression de n'être encore qu'une enfant, avec des attitudes d'enfant, des pensées d'enfant. Je n'ai rien à faire dans une école prépa. Et pourtant il va bien falloir. Enfin je ne peux pas dire que je ne me doutais pas de ma réaction à cette rentrée, j'ai su dès le début de l'année dernière que j'allais souffrir. Je ne pensais simplement pas que ça commencerait si tôt.
J'ai quand même acquis une certitude. La baignade est exclue pour cette année. En voyant Dear et Grand Gourou sur la plage, j'ai clairement su que je n'y arriverais pas. Je suis lâche, stupide, gamine... Oui, je sais, mais je ne peux pas. Être en maillot dans un endroit, aller dans l'eau ou pas, peu importe. A l'instant où elles se sont levées, ma seule pensée a été que ça n'étais pas pour moi. Je n'ai pas d'explication. Ca serait trop bizarre, étrange, anormal... Moche en fait. Etrange. Dérangeant, déplacé. Je ne sais pas quel mot correspond le plus. Ce que je sais, c'est qu'elles paraissaient normales dans cet environnement, que ça leur allait bien. Et que si c'était moi, ça ne m'irait pas. Parce que ça serait moi. C'est tout. Penser ainsi fait mal, très mal. Et pourtant c'est vraiment ce qui m'est venu immédiatement, ce que j'ai pensé sincèrement, en dépit de la larme de rage contre moi qui m'a roulé sur la joue. Vous parlez d'une étudiante.



Même si Mél' veut absolument me persuader du contraire, il reste encore deux semaines avant la rentrée tant redoutée. Dans ce laps de temps, il faut que j'aie lu une bonne trentaine de bouquins, vidé mon bureau et mon meuble à tiroirs pleins à ras bord, acheté et monté mon bureau, installé mon ordi, déplacé mes bibliothèques sur le nouveau tapis, tout cela en continuant de voir les Siphos cette semaine (peut-être pas tous les jours mais quasiment) et en partant avec eux ensuite dans les Châteaux de la Loire, donc en organisant cette semaine de vacances pour les courses, le réchaud à aller chercher, le matériel à apporter, les sous à récupérer, mes affaires à préparer... Quelque chose me dit que la lecture va se faire lente.
Je n'aurai jamais le temps de tout faire, le plus important étant la semaine de vacances Siphonée et sa préparation, ainsi que les après-midis Siphos qui arrivent. Durant lesquels peut-être ma chambre sera un peu réorganisée... En attendant niveau déco, il me prend l'envie de tout arracher des murs pour les laisser vides ou presque. J'ai l'impression d'étouffer, d'avoir trop autours de moi. Mais l'instant d'après je n'ai plus envie de rien, juste de cacher ce qui me reste à accrocher dans un placard et tout laisser en l'état. J'aimerais que mes idées se fixent une bonne fois pour toute. Mais quelle que soit la déco que j'envisage, je la trouve toujours laide ou mal agencée. Je n'ai jamais été douée pour ça, et ce n'est pas demain la veille que ça changera. Du coup, pourquoi tenter? De toute manière ça ne m'ira pas. Mais malgré tout je veux changer des choses, j'ai besoin de faire bouger. Tout en sachant que je n'ai aucun talent pour cela. Pitié, arrêtez mon cerveau il me rend dingue...
Du coup, au lieu de tout décrocher pour imaginer une nouvelle déco, je passe mon temps sur le net ou perdue dans mes pensées à me sentir inférieure à tous et toutes et à laisser libre cours à Mme C... Pitoyable. Ah non, aujourd'hui j'ai énormément fait de rangement. Mais Mél' était toujours là pour ne pas laisser de repos au cerveau, ça serait dommage. Du coup je récolte un bon mal de crâne, une fatigue intense et un moral bien bas. Et qui ne s'améliore pas avec l'écriture de ces lignes, je me sens vraiment con pour le coup. Si je m'avais en face je me foutrais des baffes en ma hurlant de me bouger. A défaut de pouvoir me dédoubler, je le fais intérieurement mais on peut pas dire que les résultats soient concluants... Mme C ou Mél' finissent toujours par m'avoir à l'épuisement. Et je ne peux m'empêcher de finir par me dire qu'après tout, elles ont raison...

En dehors de ça les parents sont de retour à la maison, m'ayant ramené deux affiches de Jojo. Et moi n'ai rien de mieux à leur offrir que de n'avoir pas fait les courses pour le midi et un moral aussi bas qu'à leur départ. C'est pas eux qui l'ont dit, c'est Mme C. Non, eux sont contents de me revoir et que j'aie repris des joues (merci Quick), heureux de me raconter leurs souvenirs de vacances et de me permettre de préparer les miennes. Non, finalement il n'y a toujours que moi qui déprime pour rien et fais ma chieuse... Merci Mél', j'avais bien besoin de penser ça maintenant.
J'espère qu'il n'en sera pas ainsi, mais j'ai peur que ces deux-là me bousillent le ventre la dernière semaine d'Août. S'il en est ainsi j'essaierai de toutes mes forces d'aller bien quand même, de pas le montrer, malheureusement j'y arrive rarement. Je ne veux pas gâcher leurs vacances. J'espère que ça ira... Fermons les yeux et espérons. Je ne sais pas si je rappellerai Monsieur avant de partir. Je ne sais pas quoi lui dire en fait, il serait idiot de faire perdre 35 euros à mes parents pour rien. On verra. Si déjà j'arrive à écrire à nouveau librement sans bloquer, sans me sentir complètement stupide, sans penser à autre chose qu'à ce que je pense et ressens, sans être obligée de me forcer pour écrire certaines choses qui aimeraient rester cachées, ça serait bien. J'ai eu des envies la semaine passée, mais ça me prenait sur la plage ou en plein parc Astérix ou Disney, donc bien sûr sans papier ni crayon à disposition. Et puis je ne me voyais pas me mettre à écrire alors qu'ils étaient là. De toute manière à tous les coups au bout de quelques lignes ça m'aurait semblé débile et sans intérêt et j'aurai déchiré la feuille. Peut-être que cela passera.
Par Lolou - Publié dans : Blues d'une Fillette
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 12:54
Ces lignes sont dures à taper. Je n'arrive plus ni à écrire ni à parler de tout ça. Par contre y penser ça je peux, même un peu trop. Penser, encore et toujours, j'ai l'impression de n'être bonne qu'à ça en ce moment. Au niveau des actes en revanche c'est calme plat. Mais je risque d'exploqer à tout garder enfermé, à ne pas arriver à laisser sortir. J'essaie pourtant, j'ai pas mal d'occasions en ce moment. Mais ça sort pas. Ca reste bloqué, coincé au fond de la gorge. Avant j'arrivais à me forcer, à balancer une claque à Mél' et faire sortir ces saletés de mots, à former des phrases et idées compréhensibles. Avant j'étais plus forte je crois. Je ne sais pas depuis quand exactement, mais c'est devenu impossible. Je me force de la même manière, mais maintenant que je sais pourquoi je ressens les choses ainsi, maintenant que j'ai un mot à mettre dessus, la lutte semble désespérée. Parce que c'est ainsi, de toute manière je me semblerai toujours mauvaise, le mal sera toujours de mon fait, les blessures mes actes, la tristesse mes mots. Et ma seule manière de l'exprimer, c'est de m'enfermer dans mon silence et mes pensées, afin de ne pas blesser d'avantage, d'arrêter d'ennuyer. De laisser vagabonder mes pensées dans les mauvaises direction, de laisser revenir des souvenirs enfouis qui devraient le rester, de me laisser envahir par cette culpabilité de A à Z, de m'auto-détruire en fait.

Ruminations. C'est comme ça qu'ils appellent Mél' en psychologie. Des pensées, des idées noires, qui tournent et tournent et tournent... Un des moyens de s'en sortir est celui que j'emploie fréquemment, à savoir se changer les idées. Faire des choses qui nous font oublier pour un temps, même si ça revient ensuite. Apparemment ça serait le mode de défense des femmes contre les agressions extérieures, et c'est ç cause de ça qu'il y a d'avantage de femmes en dépression que d'hommes. Youpi.
Chez moi, elles sont déclenchées par un sentiment tout bête, la culpabilité. Pour tout et rien. Un simple acte de la vie de tous les jours peut rapidement m'envoyer vers des pensées qui me feront ressortir l'épingle à nourrice histoire de soulever et arracher un maximum de peaux de mes ongles. Monsieur n'a pas semblé choqué par ça quand je lui en ai parlé, il a simplement dit que c'était clairement la marque que j'étais dans un état d'angoisse extrême. C'est pas faux. Pour en revenir à la culpabilité, ça dépend aussi clairement de mon humeur et de mon état de stress de départ. Il est plus facile de dire des choses franches, quitte à blesser un peu une personne qu'on aime, quand on va bien et qu'on ne risque pas de se faire du mal par la suite pour avoir dit ces choses. En tout cas chez moi ça marche comme ça. C'est pourquoi msn est "dangereux" dans mon cas, une simple petite phrase prise de travers m'entraîne dans des états déplorables, m'enferme dans mon monde noir où je suis la grande méchante.
Mais ça marche également avec un simple geste, un mot, une phrase, une intonation, un sentiment interprété de travers, un malentendu, et même avec une simple discussion enjouée qui pourrait m'amener à penser à des choses passées où j'ai également été coupable de certaines choses.
Ces choses qui me rendent méchante au possible au point de me haïr peuvent être très diverses, incroyablement diverses et souvent vides de sens pour les autres. Rien que dire "ça va" alors que je me hurle à moi-même que je me hais me rend coupable. Et pourtant si je pouvais le dire je le ferai. Je n'y arrive plus. Sourire alors que je voudrais craquer et me mettre à pleurer pour me faire consoler, aller à un endroit alors qu'on voudrait me voir dans un autre, être pessimiste, m'enfermer dans mon monde, dire ou répondre trop vite des choses qui me semblent horribles ou odieuses alors que les autres les oublient certainement dans la minute, n'être capable pour exprimer mon angoisse que d'accélérer mon souffle, me replier sur moi-même, appuyer sur mon ventre pour le détendre, me concentrer sur un mouvement de balancement pour arrêter de penser, tenter de ravaler les hoquets et contractions de mon estomac me donnant l'envie de hurler à la mort et libérer ce qui me ronge tout en m'en empêchant, arracher ce qui reste de ce qui me servait de doigts... Autant de choses, de causes ou conséquences de ce sentiment qui me bouffe, de cette culpabilité qui semble se faire un plaisir de s'inviter en toute occasion pour me broyer les boyaux.

Je ne sais pas si j'ai réussi à m'exprimer. C'est dur. Mon coeur bat au rythme d'une chanson de System of a Down (I-E-A-I-A-I-O pour le titre), Mél' m'arrête souvent par une convulsion de l'estomac ou pour un besoin irréversible d'arracher une peau et Mme C (pas envie d'écrire sans arrêt "culpabilité" ou "sentiment d'être coupable") me signifie clairement que tout ce petit tas de lettres rassemblées ne changera strictement rien, à part faire un peu plus souffrir les organes de mon ventre. C'est ainsi pour de multiples choses, comme l'écriture de fictions, le visionnage de films en solo, la lecture des livres pour la prépa, les minimes envies de maquillage ou de bien m'habiller pour "faire un effort"... Et beaucoup d'autres choses lorsque je suis seule. Ca ne servirait à rien. Ne changerait rien. N'aiderait personne, pas même moi.
De même, écrire cet article sûrement assez incompréhensible ne servirait à rien, de toute manière si je ne peux rien à mon état personne n'y pourra rien. Je suis la grande coupable de l'histoire, la méchante du roman de ma vie et de ceux qui m'entourent, et cela en toute occasion. Tant que cette certitude sera ancrée en moi, l'angoisse me rongera. C'est une certitude. Et comme je suis la grande méchante, il est logique et même certain qu'on m'en veuille, qu'on s'éloigne de moi. Heureusement ces certitudes-là sont rapidement contrées en ce moment, grâce à leur présence. Mais le fait est que tant qu'ils ne m'ont pas démontré le contraire, je reste persuadée qu'ils sont en colère contre moi pour une raison stupide, et même une fois détrompée j'ai eu la preuve que je ne suis pas quelqu'un de bien ni quelqu'un qu'il fait bon fréquenter. Et même si tout cela n'a lieu que dans ma tête, et même si eux ne le ressentent pas ainsi, il n'en demeure pas moins que la fois suivante se dérouleré de la même manière. Et que cette fois suivante peut survenir à peine 5 minutes plus tard.

Je n'ai toujours pas l'impression d'avoir été claire. Tant pis, l'énergie de relire me manque. Les nuits sont courtes et agitées, je m'endors ventre noué, me réveille ventre noué, et Mme C ne se dérange pas pour frapper dès mes yeux ouverts. Du coup même quand elle me fiche la paix, mon ventre me fait mal comme durant les jours maudits du mois (alors que je prends la pilule), mes mains tremblent et mes nerfs n'en font qu'à leur tête, contractant bras, épaules, jambes voire estomac à leur guise à n'importe quel moment.
J'ai peur de mal faire, constamment. Et puis ma peur de la piscine du camping a été réveillée il y a peu. Mais, incapable de l'exprimer, une fois de plus je n'ai été capable que de me renfermer et de la refouler. Sans qu'elle disparaisse pour autant. Je n'y arriverrai pas. Je ne pourrai jamais y aller. Mais je ne pourrai jamais ne pas y aller non plus. Coincée entre ma peur de moi-même et de ma capacité stupide à me juger à travers les autres en cas d'acceptation et Mme C qui ne se gênera en aucun cas pour me sauter dessus en cas de refus. Dans les deux cas, je me détruirai toute seule. Dans les deux cas, je ferai du mal aux autres. Dans les deux cas, je me haïrai d'être si inutile et incapable. Et dans les deux cas je serai persuadée qu'ils m'en voudront d'une manière ou d'une autre et je m'en voudrai à travers eux par la même occasion, car même s'ils ne m'en tiendront pas rigueur moi je me trouverai puérile et stupide.

En attendant je me focalise sur d'autres problèmes, comme le nombre de livres qui me restent pour la prépa, le rangement de la maison, la préparation des repas, la vaisselle, l'argent pour les sorties à venir et le camping ainsi que trouver de la nourriture pour mes hôtes de marque du soir sans dépasser le budget parental. Bien sûr je m'en veux d'importuner mes deux compagnes de soirée, deux des parties de mon coeur, avec mes histoires ou plutôt mon incapacité à leur raconter mes histoires qui pourtant me mettent mal. Que je puisse les blesser ou les embêter elles est dur, et mon mutisme forcé fait mal. J'espère que ça passera.
Par Lolou - Publié dans : Blues d'une Fillette
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 12:31
Vous faîtes partie de ces gens qui se plaignent sans cesse de leur vie, mais qui en fait n'est pas si difficile. Il est vrai qu'il vous est arrivé beaucoup de problèmes, mais vous vous êtes toujours tiré d'affaire. Et puis, attention à ne pas se sentir toujours persécuté, un jour cela pourra sans doute se retourner contre vous. Côté Coeur, l'amour n'est pas votre fort, vous perdez espoir facilement, même si vous trouvez souvent la bonne personne. Côté Famille, les choses sont bonnes, mais les souvenirs du passé détruisent souvent de belles conversations avec ceux que vous cotôyez. Côté Carrière, il faut en remettre d'avantage ! La feignantise est sans doute votre plus gros défaut. Mais vous savez toujous vous relever, n'est-ce pas ? Côté Enfance, une Enfance assez facile et sympathique, vous avez toujours été bon élève, mais les autres vous jalousaient....

Merci Facebook. Et le mieux, c'est que c'est vrai et que je me le dis bien souvent en ce moment. Il faut que j'arrête de faire la victime constante, il n'y a aucune raison à cela. Aucune. Non, ma vie n'est pas si difficile, effectivement j'arrive toujours à me tirer d'affaire, alors pas besoin d'en faire autant. Bien sûr que je ne suis pas toujours persécutée, bien sûr que le monde n'en a rien à cirer de la Fillette qui écrit ces lignes, évidemment mon existence est insignifiante et ce monde n'a pas besoin de moi, évidemment c'est logique et c'est le cas de la plupart des êtres humains. Et pas seulement moi. Pas besoin d'en faire tout un plat. Non, l'amour n'est pas mon fort, c'est le moins qu'on puisse dire, et effectivement c'est en général ma faute. Je ne sais pas si c'étaient les bonens personnes, je ne le saurai jamais. Mais je sais qu'il ens era toujours ainsi. Ma famille est très bien, les seuls souvenirs qui démolissent les conversations sont ceux de mon enfance où j'étais insupportable, mais on peut pas dire que ça soit leur faute. Effectivement je suis feignante, l'avantage c'est que malgré tout je suis capable de m'épuiser toute seule pour finir quand même ce que j'ai à faire. Même si c'est une raison de plus de me plaindre... Et ça m'étonnerait que mon enfance ait été aussi noire que dans mes pseudo-souvenirs en réalité. Oui, les autres étaient jaloux de mes résultats, certes. Mais les conséquences ont certainement été moins graves que je ne me les figure.
Alors oui, certes le stress ça arrange rien et je peux rien faire contre, mais c'est pas pour ça que je dois me plaindre en permanence. C'est pas ce que je veux, c'est pas ce que je dois faire et c'est pas ce qu'on me demande. Alors ça suffit... J'en viens même à douter de l'utilité de Monsieur, de l'utilité d'écrire. Cette impression de n'être bonne qu'à me morfondre, à me faire plonger toute seule de manière consciente, m'étouffe et m'oppresse. Il faut que j'arrête. Il faut que je change. Que je trouve un moyen de changer. Cette attitude ne m'apporte rien, n'apporte rien à personne, fait perdre de l'argent à mes parents et de l'énergie et des sourires aux siphos. Et tout ça sans aucune raison. Ca m'agace. Je m'agace. J'aurai besoin d'un bon coup de pied aux fesses et de me prendre par les épaules pour me secouer de toutes mes forces en me hurlant "mais BOUGE!!!". Il faut que j'y réfléchisse encore. Je ne vois pas de solution. Je ne sais pas s'il en existe une. Comment montrer à quelqu'un qu'il a une belle vie, que ses problèmes se passent dans sa tête et sont totalement idiots, lorsque tout son mode de vie se base sur ces problèmes imaginaires? Je me bouffe toute seule, me noircis la vie toute seule, alors qu'elle pourrait être plus lumineuse que des milliers d'autre sur cette Terre. Et ça m'énerve.
Par Lolou - Publié dans : Blues d'une Fillette
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 18:20
Il ne se passe pas grand chose dans ma petite vie de bachelière récente. Seul sursaut, hier aller-retour pour voir Dear avec le Russe à vélo, avec retour par la forêt et les petits chemins perdus... Il était pas content le géant des Steppes Glacées! =D
Oui je vais essayer de mettre des smileys dans cet article =) Parce que je sais plus les utiliser, j'y arrive plus... Je sais pas franchement pourquoi. Ca doit être ma période "parce que c'est moi" qui me fait ça u_u Je le pense souvent en ce moment. "Pourquoi chez les autres ça rend bien et pas chez moi? Bah parce que c'est moi..." ou "Pourquoi les autres arrivent à faire ça et pas moi? Parce que c'est moi." C'est assez pénible en fait -.- Un peu comme ma période "Tant pis". Ca passera sûrement, en attendant va falloir m'en contenter.

L'anniversaire de Mutti approche, la seule raison pour laquelle je m'en rappelle c'est parce qu'il est proche du 14 Juillet. Ce jour me fiche le blues u_u Et pourtant j'ai pas de mauvais souvenir qui y est rattaché. Mais chaque année y'a les feux d'artifice, chaque année les lumières volent au-dessus des villes de France, chaque année des dizaines de milliers de personnes lèvent la tête et poussent des exclamations. Chaque année c'est un feu de moins à voir quelque part. Je peux pas m'empêcher de penser comme ça, esprit pessimiste powa. Il aura ma peau un jour u_u
Aujourd'hui on est Jeudi. Ce soir, resto avec les grand-parents pour l'anniversaire à ma mère. Il va falloir que je sourie, que je trouve des choses à raconter pour paraître sociable, encore. Il y a des jours où c'est moins fatiguant que d'autres, ça ira peut-être mieux ce soir après la douche =) Et puis j'ai la chance d'avoir une famille agréable, qui s'aime et est généreuse. Parfois, souvent même, je m'en veux de ne pas arriver à suffisamment montrer ma reconnaissance. De continuer d'aller très mal de temps en temps. C'est vrai quoi, quand on voit des gens qui ont perdu un être cher, un proche, quand on voit des femmes comme cette amie de ma grand-mère, orpheline qui a perdu son mari, s'est remariée, a perdu son fils et son deuxième mari, et continue de rire et de sourire et d'aller bien en disant que c'est ainsi, c'est la vie, bah on se sent vraiment pitoyable de se laisser abattre pour des choses futiles. Enfin le "on" est un "je" en fait =) C'est le Misanthrope qui m'influence, ils parlent tous d'eux à la troisième personne indirecte là-dedans.
Du coup je me trouve assez ridicule comme fille. M'enfin bref... tiens ça aussi je le dis souvent, faut que j'arrête u_u

Ma pile de livres ne diminue pas, je viens de terminer le Misanthrope et de m'attaquer au roman de Tristan et Iseut. Histoire prévisible, mais précurseur de toutes les comédies romantiques contemporaines, premier grand conte romantique (et non Romantique, c'est pas franchement la bonne époque ^^") de l'Histoire. C'est facile à lire et agréable, après je pense que je devrai commencer à m'attaquer aux plus durs... Balzac, Zola, Malraux... T.T Pauvre de mézigue. Mon cahier de lecture ne contient pas encore beaucoup de titres, c'est désespérant.
Mais ça ne m'empêche pas de prévoir des sorties ciné, demain et Samedi, et un dodo chez ma personne également. En même temps ça fait un bail que j'ai pas vu Grand Gourou, et le combat contre les mauvaises pensées est loin d'être encore remporté, je m'en rends bien compte... Je ne suis même pas sûre d'être capable de l'emporter u_u Mais j'aimerai au moins diminuer leur intensité. Enfin en ce moment ça va, mais suffirait d'une mauvaise passade pour que ça replonge. Et le savoir m'agace, et savoir que je ne pourrai rien y faire m'énerve passablement -_- T'es infoutue d'être heureuse toi hein? Bah apparemment... Et pourtant t'as vraiment tout pour! Je sais bien. Ca aussi faut que j'arrête, j'ai l'impression de le dire constamment, mes parents aussi d'ailleurs. "Laisse tomber, t'auras toujours tort de toute manière". Je sais, je suis une miss jesaistout, mais c'est pas franchement nouveau, si vous en avez marre dites-moi juste de la fermer u_u
D'ailleurs ils partent dans une semaine et quelques jours. D'un côté j'ai hâte, parce qu'à l'approche des vacances ils sont irritables et pénibles, mais d'un autre côté la solitude me fait jamais vraiment du bien. On verra bien ce que ça donnera. J'ai des meubles à vider pour m'occuper, mais il faudra que je fasse les courses et pas mal d'autres choses moi-même... Indépendance powa ^^ Peut-être que les Siphos viendront, je sais pas encore.

Ca fait "longtemps" que j'ai pas eu à hurler "Ferme-la!!" à Mél'. Ca fait du bien. Enfin "longtemps" = moins d'une semaine, aux environs de Lundi ou Mardi. Mais y'a du progrès. C'est toujours comme ça, je prends rendez-vous avec Monsieur et le temps d'aller le voir, ça va mieux et je ne sais plus de quoi je devais lui parler, ou plutôt je n'en vois plus l'utilité. Pourtant ces choses me rendaient malades à peine quelques jours avant. Jamais vu une fille aussi instable... Enfin si, y'a pire. Mais y'a des raisons. Là y'en a pas.
Du coup, non la haine de mézigue va pas mieux, mais ça me bouffe plus. C'est déjà ça. Ca reviendra peut-être, j'espère pas mais bon je préfère me préparer à toutes les éventualités... Et le ventre se remue déjà ^^" Ca m'énerve d'être aussi faible. Me faudrait des cours. Je suis sûre que la première personne à qui je fais lire ça dans la rue me dira "Mais de quoi elle se plaint?" Bah oui, je suis bien d'accord u_u Y'a vraiment pas de quoi écrire tous ces pavés, ni se sentir aussi mal. J'en fais vraiment trop et ça m'agace sérieusement. Je vais essayer d'en parler à Monsieur, mais à force de dire "je vais lui parler de ça et ça et ça" je vais oublier la moitié des choses que je devais lui dire. Mél', le haïssement de méigue par mézigue-même, la drogue-des-peaux, le fait d'en faire trop... Ca fait beaucoup de choses à dire en une fois, je vais ressortir complètement paniquée. On verra.
En attendant, j'ai l'impression de devenir de plus en plus associale. Je ne veux plus rencontrer de gens, je ne veux pas les approcher, pas leur parler. Les nouvelles rencontres me font peur, je préfère les éviter. Les Siphos me suffisent, je n'arrive plus à être agréable avec les autres, ou plutôt à être moi. C'est idiot. Suicidaire aussi, je ne serai pas toujours entourée de gens que je connais, les relations sont obligatoires dans la société actuelle. J'espère que ça passera, mais actuellement j'ai l'impression de noircir ce qui m'entoure. Ou d'idéaliser les autres, au choix. Enfin je l'ai toujours un peu fait, mais c'est exacerbé dernièrement.

Faut que j'aille me préparer pour le resto. Si mes *** de boutons pouvaient arrêter de me gratter ça m'aiderait... M'en fiche j'ai explosé le coupable ce matin (les mains pleines de sang, c'est classe =D). Cet idiot m'a piquée derrière le coude, assez galère à atteindre comme endroit! Saleté... Bref. Bonne soirée à vous, gens idéaux qui projetez votre lumière sur une pauvre petite ombre!
Flemme de mettre des images ou de changer la police... Tant pis.
Par Lolou - Publié dans : Entre-deux, balle au centre
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Je suis plusieurs

  • Lolou
  • ~ Perdue et Siphonnée ~
  • Femme
  • 16/05/1991
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  • Je suis une Siphonnée, et fière de l'être. Angoissée souvent, trop bien sûr. Le stress aura ma peau... et ce blog est là pour le ralentir. Tenter. ~ Come what may I will love you until my dying day ~

Mézigue

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